Suzuki GSX-R 750 1985

Cette première 750 pèse 176 kg à sec. Jamais un quatre cylindres n’avait été aussi léger ! Elle est entièrement carénée ce qui est assez rare à cette époque pour ce type de machine. Ce qui séduit de suite le monde motard de l’époque, c’est que cette 750 GSX-R est la copie légèrement assagie de la version usine. Elle adopte un cadre en aluminium, comme sa grande soeur, mais ce qui marqua encore plus est son moteur 16 soupapes a refroidissement Air/Huile. Ce type de refroidissement n’avait été appliqué que dans l’aviation jusqu’à présent, alors sur une Moto je ne vous dis pas la révolution.

Le refroidissement S.A.C.S (Suzuki Advanced Cooling System) utilise deux pompes à huile, une pour la lubrification et l’autre pour le refroidissement. La première envoie l’huile de manière assez classique, dans les organes en mouvement, notamment pour minimiser le frottement des coussinets de vilebrequin ou des basculeurs d’arbres à cames. Cette pompe vaporise aussi de l’huile sous pression sous la calotte des pistons, dans le but de les refroidir.

La deuxième pompe de refroidissement, envoie elle de l’huile sous pression dans une canalisation qui se trouve dans le couvre culasse en magnésium. L’huile pénètre par deux orifices placés à l’arrière de la culasse et est envoyée dans huit canaux pour être ensuite projetée dans la surface extérieure de la chambre de combustion et absorber ainsi la chaleur. De là, l’huile chaude est renvoyée par deux canaux dans le carter inférieur. Pour éviter à l’huile de s’émulsionner au contact des pièces en mouvement.

Suzuki a mis au point un système appelé « Oil Chamber Plate ». Il s’agit d’un dispositif simple, basé sur la maîtrise du débit et donc de la pression de l’huile entre le haut et le bas moteur. Un principe purement physique qui montre bien la cohérence et la simplicité du système. À signaler que c’est uniquement grâce à la pompe de lubrification que l’huile transite dans le radiateur et que celui-ci a une capacité de refroidissement de 8 000 kilocalories à l’heure, soit quatre fois plus que les radiateurs classiques utilisé sur des motos à l’époque !